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 « Il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. » { PV - E.V.E.

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Sulivan Roswell
Admin ~ Humain


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Date d'inscription: 24/10/2011
Age (IRL): 19
Localisation (RP): Cité Marine / Pentagone

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Race: Humain
Âge: 26 ans
Métier: Colonel des forces secrètes du Pentagone.
MessageSujet: « Il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. » { PV - E.V.E.   Dim 22 Jan - 15:15



7h20


Le réveil sembla sonner au loin, trop loin. Sulivan ouvrit lentement les yeux mais ne vit que du noir, pas le moins du monde surpris, il tendit sa main vers son visage et attrapa le livre ouvert, ce dernier posé sur son nez. Dans un soupir d'inconfort, il se redressa dans le canapé, il s'était encore endormi dans son salon et en pleine lecture. Le jeune homme trouvait cela de plus en plus récurent, peut être manquait-il sérieusement de sommeil. Posant son bouquin sur la table basse, il appuya une main sur son canapé et se leva. Ah, qu'est-ce qu'il serait bien retourné se coucher ! Fatigué, il passa une main dans ses cheveux ébouriffés et se dirigea vers sa chambre pour éteindre le réveil avant qu'il ne fasse un massacre. De mauvaise humeur ? Pas du tout... Le Pentagone demandait sa présence pour 8h30 pétante et cela depuis presque un mois sans interruption.

Un grognement récalcitrant s'échappa de ses lèvres alors qu'il se dirigeait désormais vers sa salle de bains. Une fois la porte refermée derrière lui, il appuya ses mains sur le rebord du lavabo et s'observa dans le miroir. Eh beh, il n'avait pas très fière allure. Des cernes commençaient à creuser sous ses yeux, d'ailleurs son œil au rouge artificiel n'en ressortait qu'encore plus, lui donnant un air de bouledogue enragé. Soupirant, il ouvrit l'eau de la douche et se déshabilla avec lassitude, jetant ses vêtements dans le bac à linges sales déjà plein. Sulivan se glissa sous l'eau brûlante ce qui lui fit un bien fou et le dégrisa un peu. Il n'aurait pas dû sortir hier soir maintenant il était dans un état pitoyable. Bien qu'il se donnait un air de solitaire sévère et peu rieur, le jeune homme se sentait bien seul dans son appartement. Il lui arrivait de ramener une aventure d'un soir chez lui pour passer une nuit de bonne compagnie. Mais maintenant qu'il y pensait, il avait bien fait de ne pas en avoir ramenée une cette fois-ci, la jeune femme ne se serait pas réveillée avec une très bonne impression et puis il n'aurait jamais été en mesure de se réveiller pour la mission qui l'attendait. En parlant de cela, il n'y avait que deux jours qui s'étaient écoulés depuis qu'il avait appris qu'il allait devoir s'occuper de la sécurité de la nouvelle arme de l'Etat : E.V.E., une androïde dernière génération apparemment capable de contrôler tous les androïdes répertoriés. Bien qu'intrigué de faire plus ample connaissance avec elle, Sulivan avait l'impression qu'il allait vite s'ennuyer – sans savoir que tout cela n'était que projection et qu'il était loin de la vérité.

7h49


Enfilant sa veste, il attrapa ses clés posées sur la commode de l'entrée et sortit de chez lui. Glissant la clef dans la serrure, il salua en même temps sa vieille voisine avant de descendre tranquillement les escaliers jusqu'au sous-sol où été garée sa voiture. Bien que ce soit une vieille version, il l'aimait beaucoup et parfois il descendait au garage pour la faire chouchouter. Longue et effilée, il s'agit d'un véhicule à l'allure sportive (o/) fonctionnant avec un système qui n'avait malheureusement pas réussit à faire fureur sur Terre. Vapeur et sel : la vapeur active un agent chimique qui réagit avec le sel et permet à un petit moteur de créer de l'électricité. Celui qui a inventé ce système était sûrement un grand génie, il méritait beaucoup plus qu'un petit millier de véhicules construits avec ce moteur. Garée sur une place ouverte, elle restait cependant discrète parmi ses congénères de plus grandes marques et dernier cri.

Sulivan ouvrit la portière en faisant attention à ne pas frapper la voiture garée à côté et s'installa confortablement au volant. Jusqu'à aujourd'hui, les fauteuils en cuir ont toujours été l'endroit où il se sentait le plus serein. Se retrouver dans ce petit espace clos avec lui-même lui permettait de réfléchir calmement à ses problèmes. Il glissa la clef et alluma le contact quand la voiture se mit à ronronner silencieusement. Il entama une marche arrière parfaite et remonta le colimaçon pour se retrouver sur la grande rue du quartier résidentiel de la Cité Marine. Les parkings du Pentagone n'étaient pas si loin, bien que le cité soit immense, les rues étaient plutôt bien agencées. Le voyage ne lui prit donc que 20 minutes à une heure de pointe.

8h17


Sulivan traversa le parking souterrain pour se retrouver face aux deux V2 de garde habituels. Il les salua sympathiquement et ils lui répondirent avant de récupérer sa carte électronique pour la passer sur l'enregistreur. Il fut rapidement fouillé mais ne portait que son 9mm, son mini 5mm et son couteau papillon : ces armes habituelles. Le jeune colonel était très connu pour sa passion des armes et par conséquent plus personne ne s'étonnait de le voir se balader avec autant d'armes sur lui. De toutes manières son rang le lui permettait alors il ne se faisait pas prier.
Il entra dans le grand ascenseur blindé à destination des profondeurs de l'Océan Atlantique. La descente se fit plutôt rapide, en 3 minutes il aperçut le grand bâtiment géométrique et sous-marin. La cage trembla et stagna avant d'ouvrir ses portes sur le grand hall du Pentagone. Un garde humain et un V2 vinrent à sa rencontre pour l'inspecter à nouveau mais cette fois-ci il lui suffit de montrer sa carte pour qu'ils le laissent passer.
Le Général en personne s'arrêta pour lui accorder quelques unes de ses précieuses minutes.

« Un des scientifiques vous attend en salle B24 pour vous la présenter, il vous fera part de toutes les explications nécessaires. Ne tardez pas, il est très strict sur les horaires.
-Bien mon Général. 
» répondit le colonel sans grande conviction.

Maintenant que le Général avait dit cela, il avait encore plus envie de traîner pour mettre en rogne le scientifique qui l'obligeait à se lever tôt un samedi matin. Cependant, Sulivan ne pouvait pas se permettre de se comporter avec autant de gaminerie, il s'empressa donc et prit les escaliers pour descendre d'un étage avant de s'engouffrer dans un nouvel ascenseur qui l'emmena jusqu'aux quartiers des sciences du Pentagone. Il passa sa carte électronique dans l'enregistreur et s'avança dans les couloirs.

8h28


Salle B24. La grande porte blanche lui faisait face, ses écriteaux semblaient le regarder de haut mais il n'y prêta pas plus attention. Rajustant sa veste noire où était accroche son badge montrant son rang, il prit un regard sévère et autoritaire. Tandis que sa chemise au dernier bouton ouvert lui donnait un air légèrement négligé, il frappa et fit porter sa voix.

« Colonel Roswell, me voilà sous les ordres du Général. » déclara t-il avec une voix ferme.

Sans attendre de réponse, il ouvrit la porte et entra sans tarder à refermer derrière lui. Saluant rapidement à la façon des militaires, il fit face à... Un scientifique en chemise blanche. Où était donc E.V.E. ? Pour ne pas paraître insolent, il resta en position : les bras le long du corps, seul son regard arrogant et son œil androïde le rendait plus intriguant qu'un vulgaire militaire.



Dernière édition par Sulivan Roswell le Sam 14 Avr - 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. » { PV - E.V.E.   Mer 1 Fév - 18:09

JE NE SUIS PAS UN JOUET

Je m'ennuie. C'est toujours la même chose ici. Courir, abattre des cartons en forme d'humains... Je suis lassée de tous ces tests. Hier, j'ai manifesté mon mécontentement. J'ai arrêté tous les ordinateurs du Pentagone à moi toute seule. J'ai envoyé un virus sur le système principal, et bim. Le noir total sur les écrans. Les scientifiques n'ont pas été contents, mais ils ont compris mon message. Ils m'ont dit que demain, soit aujourd'hui, j'allais faire autre chose.
J'ai bien dormi. La pensée de ma future liberté me réconfortait dans mon sommeil. Je désirais plus que tout respirer le véritable air de la vie. Le confinement dans cette salle éternellement blanche m'asphyxiait. Et la clarté des néons qui m'obstruait la vue m'ont tirée des bras de Morphée. Je ne m'en plaignais pas. Parce qu'aujourd'hui, je dis au revoir aux blouses blanches.

Ils m'ont fait passer une dernière batterie de tests. Ils ont dit que tout était parfait, rien n'avait changé. Je n'ai rien répondu. Je parle très peu quand je suis avec eux. A vrai dire, je n'ai jamais vraiment ouvert la bouche, bien que je sache parler.
Je ne sais pas trop ce qu'il va se passer maintenant. J'ai pris mon petit déjeuner dans l'espoir d'avoir un quelconque indice des scientifiques. Ils se contentaient d'enregistrer mes données. Un interne m'offrit une tenue civile. Elle était immonde, cette robe. Je le rappelle l'avoir réduite en lambeaux avec mon épée intégrée à mon bras. Il n'y a que comme ça que je peux m'occuper, en même temps. Il est encore tôt, je le sens en moi. Je sens aussi la présence de quelqu'un qui s'approche dangereusement de ma chambre. Mes sens en alerte, je grimpe sur la table, sourcils froncés. J'entends la voix masculine de l'inconnu qui entre par la suite. Je n'attends pas: je fonce sur la personne, arrivant pile en face de lui. De quoi le surprendre comme il faut. Mon nez frôle le sien, je scrute ses yeux. Mes mains se baladent sur la ceinture du militaire, je le reconnais. Il était là quand je me suis éveillée pour la première fois. Je m'éloigne de lui après avoir embrassé sa joue. Les scientifiques se sont approchés de nous deux, l'air strict. Le chef a pris la parole:

« Vous voilà enfin Colonel. Voici votre nouvelle mission: Vous occuper de E.V.E. en dehors du Pentagone. Faites-lui découvrir le monde extérieur, mais gardez en tête votre objectif. Personne ne doit être savoir qu'elle est E.V.E. ! »

Je tourne en rond. Je trépigne. J'en n'ai rien à faire de ce charabia, je veux sortir moi ! Je joue avec mes cheveux blonds. Mon regard ondule entre le scientifique barbu et le colonel qui doit s'occuper de moi. J'hésite à lui rendre la vie dure ou rester docile à son égard. Il ne doit pas être très satisfait de surveiller l'arme ultime du gouvernement. C'est dur parfois d'être un militaire. Je ne dis rien, je ne réagis même pas à leur conversation. Je n'ai qu'une seule idée en tête: quitter cette salle blanche. Peut-être que je reverrai notre président. Il est canon. Mais bon Sulivan Roswell aussi, il est pas mal. Quand je pense à lui, je m'imagine des choses physiques. Je ne sais pas si c'est humain de penser ça. N'est-ce pas un signe qu'il m'attire sexuellement ? Oui mais après, qu'est-ce que je connais en sexe moi ?
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Sulivan Roswell
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MessageSujet: Re: « Il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. » { PV - E.V.E.   Sam 14 Avr - 18:25


A peine avait-il eut le temps de se mettre en position et de se demander où était E.V.E., qu'une ombre se profila en vitesse devant lui. Un souffle tiède parcourra ses lèvres et une mèche blonde glissa sur sa joue, deux prunelles aux couleurs presque écarlates l'observaient dans les yeux et il sentit des mains parcourir sa ceinture. C'était elle, il l'a reconnu immédiatement, elle ne possédait plus cet immense bras d'acier qui lui avait donné un air dangereux. L'observant à son tour avec intensité, il la dévisagea avec douceur comme s'il enregistrait ce visage dans sa mémoire. Désormais, l'androïde ressemblait à n'importe quel humaine, bien que son comportement ait l'air étrange. Il pourrait même la trouver jolie mais étrangement, il avait l'impression d'avoir à faire à une enfant. Déposant un baiser sur sa joue, E.V.E. s'éloigna de lui tandis que plusieurs scientifiques s'approchèrent de Sulivan.

« Vous voilà enfin Colonel. Voici votre nouvelle mission: Vous occuper de E.V.E. en dehors du Pentagone. Faites-lui découvrir le monde extérieur, mais gardez en tête votre objectif. Personne ne doit être savoir qu'elle est E.V.E. !  
-Bien. Désormais, elle vivra chez moi, comme demandé par le Général.
» mit-il au clair.

Le militaire observait toutes ces blouses blanches, cachant un certain mépris. Il n'aimait pas les scientifiques, et ces murs blancs comme dans les hôpitaux lui donnaient la nausée. Il pouvait comprendre que la jeune androïde en avait marre, d'ailleurs celle-ci tournait en rond comme un fauve en cage, apparemment irritée et pressée de sortir. Oui, lui aussi il avait envie de partir et retourner se coucher surtout. Sourcils légèrement froncés, sa mauvaise humeur était presque palpable et, rompant sa position trop formelle, il accrocha son pouce dans sa ceinture en prenant une posture plus décontractée. Devait-il poser des questions ou partir tout de suite ? Poser des questions voulait dire rester plus longtemps et ça ne lui plaisait pas du tout. Reportant son regard sur E.V.E., il se demanda enfin comme il allait faire pour s'occuper d'elle. Peut être avait-elle besoin de choses particulières ? Hésitant un instant, il finit par se résoudre au fait qu'il demandera à la concernée plus tard. Pas besoin d'attendre plus longtemps, il allait libérer cette androïde au triste sort d'arme nationale et lui montrer le monde extérieur.

Sulivan n'avait pas l'intention de lui soumettre des tests à son tour. Elle sera libre de découvrir le monde du moment qu'elle écoutera ses ordres et ne fera rien de dangereux pour son identité cachée. Ignorant le regard des hommes en blancs, il s'approcha d'E.V.E. et l'observa avec un regard plus doux.

« Viens, on y va. » dit-il, cette fois-ci en ignorant les regards réprobateurs dans son dos.

Il tourna les talons et se dirigea vers la porte de la salle trop blanche. S'arrêtant un instant, pour laisser le temps à l'androïde de le rejoindre, il se tourna légèrement, offrant son profil aux hommes des sciences.

« Si nous avons besoin de quoi que ce soit, je ferais appel à vous. Sur ce... »

Posant sa main sur la poignée, il ouvrit la porte et sortit.


[Désolée, c'est court et naze mais j'étais pas très inspirée ><]
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